Les Prix des Assises 2018

Les Prix des Assises Internationales du Journalisme de Tours récompensent chaque année les publications parues dans les douze derniers mois qui interrogent le mieux le journalisme et éclairent la pratique du métier. Les remises de prix auront lieu le jeudi 15 mars 2018 de 19h15 à 20h00.

Thomas SOTTO, présentateur et co-rédacteur du magazine Complément d’enquête (France.2), sera notre Président du jury pour cette nouvelle édition.

LE GRAND PRIX DU JOURNALISME

Il distingue le journaliste et/ou la rédaction qui ont le mieux incarné la pratique du journalisme et ses valeurs lors de l’année écoulée.

Les Assises ont invité les journalistes et les citoyens à choisir le lauréat 2018 lors d’un vote ouvert sur internet parmi les 4 nommés suivants :

· CrossCheck (Le réseau First Draft News, Google News Lab et les rédactions françaises partenaires)
· Forbidden stories (Laurent Richard et la fondation Freedom Voices Network )
· InfoMigrants (France Médias Monde, la chaîne allemande d’information internationale Deutsche Welle, et l’agence de presse italienne ANSA)
· Paradise papers (le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ))

 

LE PRIX CATÉGORIE « JOURNALISME »

Ce Prix récompense un livre parmi les quatre nommés suivants:

· Benjamin BOUSQUET, Journaliste, l’ennemi qu’on adore, Panthéon, 2017.
XXIe siècle en France. Jamais les journalistes n’ont été aussi critiqués. Le monde journalistique ne cesse de se déliter. « La faute aux médias » est un argument récurrent et la thèse conspirationniste ne cesse de se développer au cœur de la société. Rédiger sur son propre métier n’est pas une mince affaire mais Benjamin Bousquet se prête à l’exercice avec adresse. Affirmant les travers comme les qualités, il expose dans ce premier ouvrage une approche des plus réalistes.

· Collectif, Qu’auriez-vous fait à ma place ?, Les Arènes-AFP, 2017.
Ils sont reporters de terrain, au cœur des grands bouleversements. Journalistes, photographes ou cameramen, ils couvrent des catastrophes naturelles, des conflits, des campagnes présidentielles, des compétitions sportives…Tous travaillent pour l’Agence France-Presse, l’une des plus grandes agences d’information mondiales. Comment réagir face à la douleur des autres ? Se retient-on parfois de prendre une photo ? Leurs récits portent un regard intime sur les événements des cinq dernières années.

· Amaury DE ROCHEGONDE et Richard SÉNÉJOUX, Médias : les nouveaux empires, First, 2017.
Ils s’appellent Vincent Bolloré, Xavier Niel, Patrick Drahi ou Bernard Arnault. Premières fortunes françaises, ces hommes d’affaires aguerris se sont emparés en quelques années des médias du pays. Le Monde, Libération, L’Express, L’Obs, Le Parisien, Les Echos, Canal +, BFM TV… Autant de noms prestigieux tombés dans leur escarcelle au gré de la crise de la presse, d’acrobaties financières de haut vol ou d’intérêts bien compris.

· David GROISON, Piérangélique SCHOULER et Ronan BADEL, Les journalistes nous cachent-ils des choses ? Actes Sud, 2017.

Qui décide de la hiérarchie des informations ? Comment les journalistes vérifient-ils celles-ci ? Faut-il croire tout ce que l’on nous dit à la télévision ? Un livre nécessaire pour aider les collégiens et lycéens à comprendre le travail des journalistes, et à distinguer les informations vérifiées des fake news.

 

Jury 2018 :
Hervé CANNET, journaliste ; Isabelle GARCIN-MARROU, Sciences Po Lyon ; Christophe GIMBERT, Sciences Po Rennes ; Joël HAFKIN, La boîte à livres ; Pierre HASKI, RSF ; Eric LAGNEAU, AFP ; Marc MENTRE, Journalisme & Citoyenneté ; Faïza NAÏT-BOUDAT, IUT Cannes ; Anne NIVAT, grand reporter ; Cyril PETIT, JDD ; Chloé SALLES, Université de Grenoble ; Thomas SOTTO, France Télévisions ; Isabelle VEYRAT-MASSON, CNRS ; Anka WESSANG, Club de la presse de Strasbourg.

 

LE PRIX CATÉGORIE « RECHERCHE » logo

Parrainé par Tours Métopole Val de Loire 

· Hervé GLEVAREC, Ma radio, attachement et engagement, INA Editions, 2017.

Cet ouvrage, pionnier en la matière, restitue une enquête auprès d’auditeurs français de radio. Il s’intéresse au lien qu’ils tissent avec ce média et à la signification de ses usages et des raisons de l’écoute. Il s’agit de rendre compte de ce qu’écouter ou ne pas écouter une radio veut dire pour une personne. On y découvre que la réception de la radio est une affaire de temps, d’identité et d’engagement. Réalisée avec le soutien de Médiamétrie, cette enquête de terrain aborde les transformations subies par la radio dans le contexte numérique contemporain qui voit ses traditionnelles fonctions concurrencées par la musique en ligne, le baladeur numérique ou le smartphone.

· Florence LE CAM et Denis RUELLAN, Emotions de journalistes. Sel et sens du métier, Presses universitaires de Grenoble, 2017.

Les auteurs racontent un attachement au métier de journaliste pour les émotions qu’il suscite, par les ressentis forts entraînés dans le travail de l’actualité. Les auteurs poursuivent en montrant que le ressenti d’émotions n’est pas qu’un motif de satisfaction, il est aussi – et surtout – un moyen de travail : parce qu’il fait confiance à sa part émotionnelle, le journaliste parvient à analyser, discriminer, épurer, clarifier, choisir l’information pertinente. Ressentir est le sel du métier, mais c’est aussi son sens, le moyen de faire sens : faire de son corps et de son esprit la plaque sensible du monde en train de se faire pour parvenir à transmettre une part de rationalité.

· Sidonie NAULIN, Des mots à la bouche. Le journalisme gastronomique en France, PUR, 2017.

À partir d’une enquête inédite faite d’entretiens, d’observations, d’étude d’archives et de données quantitatives, cet ouvrage rend compte de la production de l’information gastronomique par les journalistes. Il retrace l’histoire du journalisme gastronomique depuis sa naissance au XIXe siècle jusqu’à aujourd’hui. Il analyse le marché contemporain de la presse gastronomique et ses transformations liées notamment à l’émergence du discours concurrent des blogueurs culinaires.

· Pierre LEROUX et Erik Neveu, En immersion. Pratiques intensives du terrain en journalisme, littérature et sciences sociales, PUR, 2017.

L’« immersion » est un geste fondateur de nombreuses pratiques d’enquête et de recherche : journalisme, écriture, ethnographie, etc. Ce livre combine une vingtaine de contributions de praticiens et analystes de ces démarches, que viennent mettre en perspective cinq textes de cadrage et que ponctue un article important d’Andrew Abbott sur l’écriture du terrain. L’ensemble offre une référence durable sur le terrain des méthodologies de l’enquête, de leurs histoires, de leurs écritures.

 

LE PRIX CATÉGORIE « ENQUÊTE ET REPORTAGE »

Le prix est attribué par un jury d’étudiants issus des 14 écoles de Journalisme reconnues par l’Etat.
Les 28 étudiants se retrouvent le jeudi 15 mars autour du Président Thomas Sotto pour délibérer et désigner le lauréat autour de la sélection suivante :

Claire GUILLOT, « Les photographes précaires de guerre »,  Le Monde.

Tomas STATIUS et Corentin FOHLEN, « Journalisme en état d’urgence », Street Press.

Sophie EUSTACHE et Jessica TROCHET, « De l’information au piège à clics », Le Monde Diplomatique.

Samuel FOREY, « Soudain le monde éclate : le récit tragique de notre envoyé spécial blessé à Mossoul », Le Figaro.

 

Jury étudiant 2018:
Alice Kachaner et Daryl Ramadier de l’IUT de Tours ; Matilde Durand et Raphaëlle Talbot de l’EJCAM Marseille ; Julia Benarrous et Antoine Berger de Sciences Po ; Arsène Chapuis et Nicolas Pineau de l’IUT de Cannes ; Justine Benoit et Octavie Couchard de l’Ecole de Grenoble ; Romane Lizée et Corentin Le Dréan de IPJ Paris Dauphine ; Quentin Monaton et Auberie Perreaut du CUEJ ; Mathieu Message et Mélanie Volland de l’IJBA ; Dorine Goth et Antoine Colombani du CELSA ; Matilde Meslin et Maxime Lictevout de l’ESJ Lille ; Alice Froussard et Selim Chtayti du CFJ ; Aurélien Defer et Antoine Santos de l’IUT Lannion ; Annabelle Perrin et François de Mones de l’EJT Toulouse ; Charline Hurel et Morgane Bona de l’IFP.