Les lauréats des Prix 2018 des Assises Internationales du Journalisme de Tours

Lauréats des Prix des Assises 2018 : de gauche à droite: Thomas Sotto, Président du Jury; Samuel Forey ; Sidonie Naulin ; Pierangélique Schouler; Laurent Richard

Les Prix des Assises Internationales du Journalisme de Tours récompensent chaque année les publications parues dans les douze derniers mois qui interrogent le mieux le journalisme et éclairent la pratique du métier. Les remises ont lieu le jeudi 15 mars 2018, à 19h15. Elles sont présentées par Thomas Sotto, Président du jury.

 

LE GRAND PRIX DU JOURNALISME

Il distingue le journaliste et/ou la rédaction qui ont le mieux incarné la pratique du journalisme et ses valeurs lors de l’année écoulée.

Le Grand Prix est attribué à : Forbidden stories : Laurent RICHARD et la Fondation Freedom Voices Network

Cette initiative vise à contourner la censure visant les journalistes à travers le monde. Pour atteindre ce but, Forbidden stories propose à chaque journaliste travaillant sur une histoire sensible et se sentant menacé, de pouvoir sécuriser ses informations grâce à un moyen de communication chiffré. En cas d’homicide ou d’arrestation, les journalistes de Forbidden stories seront en mesure de terminer son enquête et de la publier largement grâce à un réseau collaboratif de médias internationaux.

Les Assises ont invité les journalistes et les citoyens à choisir le lauréat 2018 lors d’un vote ouvert sur internet.

Les 3 autres nommés étaient :
– CrossCheck (Le réseau First Draft News, Google News Lab et les rédactions françaises partenaires)
– InfoMigrants (France Médias Monde, la chaîne allemande d’information internationale Deutsche Welle, et l’agence de presse italienne ANSA)
– Paradise papers (le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ))

 

LE PRIX CATÉGORIE « JOURNALISME »

Il récompense le livre de journaliste qui a le mieux interrogé le journalisme et sa pratique cette année.

Les lauréats sont : David GROISON, Piérangélique SCHOULER et Ronan BADEL, Les journalistes nous cachent-ils des choses ? Actes Sud, 2017.

Qui décide de la hiérarchie des informations ? Comment les journalistes vérifient-ils celles-ci ? Faut-il croire tout ce que l’on nous dit à la télévision ? Un livre nécessaire pour aider les collégiens et lycéens à comprendre le travail des journalistes, et à distinguer les informations vérifiées des fake news.

Les autres nommés étaient :
– Benjamin BOUSQUET, Journaliste, l’ennemi qu’on adore, Panthéon, 2017
– Collectif, Qu’auriez-vous fait à ma place ? , Les Arènes-AFP, 2017
– Amaury de ROCHEGONDE et Richard SÉNÉJOUX, Médias : les nouveaux empires, First, 2017

Jury 2018 du Prix catégorie  » journalisme «  :
Hervé CANNET, journaliste ; Isabelle GARCIN-MARROU, Sciences Po Lyon ; Christophe GIMBERT, Sciences Po Rennes ; Joël HAFKIN, La boîte à livres ; Pierre HASKI, RSF ; Eric LAGNEAU, AFP ; Marc MENTRE, Journalisme & Citoyenneté ; Faïza NAÏT-BOUDAT, IUT Cannes ; Anne NIVAT, grand reporter ; Cyril PETIT, JDD ; Chloé SALLES, Université de Grenoble ; Thomas SOTTO, France Télévisions ; Isabelle VEYRAT-MASSON, CNRS ; Anka WESSANG, Club de la presse de Strasbourg.

 

LE PRIX CATÉGORIE « RECHERCHE » 
Parrainé par Tours Métopole Val de Loire.

Il récompense le livre de recherche qui a le mieux interrogé le journalisme et sa pratique cette année.

La lauréate est : Sidonie NAULIN, Des mots à la bouche. Le journalisme gastronomique en France, PUR, 2017.

À partir d’une enquête inédite faite d’entretiens, d’observations, d’étude d’archives et de données quantitatives, cet ouvrage rend compte de la production de l’information gastronomique par les journalistes. Il retrace l’histoire du journalisme gastronomique depuis sa naissance au XIXe siècle jusqu’à aujourd’hui. Il analyse le marché contemporain de la presse gastronomique et ses transformations liées notamment à l’émergence du discours concurrent des blogueurs culinaires.

Les autres nommés étaient :
– Hervé GlLEVAREC, Ma radio, attachement et engagement, INA Editions, 2017.
– Florence LE CAM et Denis RUELLAN, Emotions de journalistes. Sel et sens du métier, Presses universitaires de Grenoble, 2017.
– Pierre LEROUX et Erik NEVEU, En immersion. Pratiques intensives du terrain en journalisme, littérature et sciences sociales, PUR, 2017.

 

Jury 2018 du prix catégorie  » Recherche  » :
Hervé CANNET, journaliste ; Isabelle GARCIN-MARROU, Sciences Po Lyon ; Christophe GIMBERT, Sciences Po Rennes ; Joël HAFKIN, La boîte à livres ; Pierre HASKI, RSF ; Eric LAGNEAU, AFP ; Marc MENTRE, Journalisme & Citoyenneté ; Faïza NAÏT-BOUDAT, IUT Cannes ; Anne NIVAT, grand reporter ; Cyril PETIT, JDD ; Chloé SALLES, Université de Grenoble ; Thomas SOTTO, France Télévisions ; Isabelle VEYRAT-MASSON, CNRS ; Anka WESSANG, Club de la presse de Strasbourg.

 

LE PRIX CATÉGORIE « ENQUÊTE ET REPORTAGE »

Il récompense l’enquête ou le reportage qui a le mieux interrogé le journalisme et sa pratique cette année. Aux côtés de Thomas Sotto, président du Jury, les jurés sont 28 étudiants issus des 14 écoles de journalismes reconnues par l’Etat.

Ce prix est attribué à : Samuel FOREY, « Soudain le monde éclate : le récit tragique de notre envoyé spécial blessé à Mossoul », Le Figaro.

Les autres nommés étaient :
– Claire GUILLOT, « Les photographes précaires de guerre »,  Le Monde.
– Tomas STATIUS et Corentin FOHLEN, « Journalisme en état d’urgence », Street Press.
– Sophie EUSTACHE et Jessica TROCHET, « De l’information au piège à clics », Le Monde Diplomatique.

 

Jury étudiant 2018:
Alice Kachaner et Daryl Ramadier de l’IUT de Tours ; Matilde Durand et Raphaëlle Talbot de l’EJCAM Marseille ; Julia Benarrous et Antoine Berger de Sciences Po ; Arsène Chapuis et Nicolas Pineau de l’IUT de Cannes ; Justine Benoit et Octavie Couchard de l’Ecole de Grenoble ; Romane Lizée et Corentin Le Dréan de IPJ Paris Dauphine ; Quentin Monaton et Auberie Perreaut du CUEJ ; Mathieu Message et Mélanie Volland de l’IJBA ; Dorine Goth et Antoine Colombani du CELSA ; Matilde Meslin et Maxime Lictevout de l’ESJ Lille ; Alice Froussard et Selim Chtayti du CFJ ; Aurélien Defer et Antoine Santos de l’IUT Lannion ; Annabelle Perrin et François de Mones de l’EJT Toulouse ; Charline Hurel et Morgane Bona de l’IFP.