Conflits d’intérêts et indépendance

 


Le soupçon du conflit d’intérêts pèse de plus en plus dans le regard des citoyens sur les journalistes. Les connivences personnelles ou professionnelles, qu’elles se situent dans la sphère politique, économique ou culturelle seraient de nature, pour les plus intransigeants, à jeter un discrédit général sur la profession. Mais à partir de quel moment parle-t-on de conflit d’intérêt? Sous la houlette d’Emmanuelle Anizon de Télérama, Thomas Legrand, éditorialiste politique à France Inter, Daniel Schneidermann fondateur d’arretsurimages.net et Jean Quatremer, journaliste Europe à Libération et auteur de Sexe, mensonges et médias ont pu apporter quelques éléments de réponse mercredi 3 octobre dernier.

Complicité amicale voire amoureuses, microcosme parisien, voyages de presse, intérêts économiques…autant de thèmes qui ont provoqué beaucoup de réactions dans la salle, comble le mercredi 3 octobre 2012 au TAP de Poitiers.

 

 

 

 

Visionner les meilleurs moments :

 

Jean Quatremer évoque le problème de la « connivence au quotidien ».

 

Thomas Legrand, éditorialiste politique : « j’ai des copains en politique avec qui je ne dîne plus, pour l’instant. »

 

 

« Un journaliste économique et financier peut-il acheter des actions en bourse d’une entreprise sur laquelle il écrit des papiers? » Réponse de l’historien des médias Patrick Eveno.

 

Daniel Schneidermann parle des « ménages » qui sont impliquent presque toujours des conflits d’intérêts.

 

 Extrait sur la question des « voyages de presse » : le journaliste doit-il faire savoir à son lectorat quand l’origine d’un article est un voyage de presse?

 

 

Un risque encore plus grand demain : celui du « journaliste acheté » selon Jean Quatremer

 

 

Lire sur le blog des étudiants en journalisme de l’IUT de Cannes : Trois questions à Thomas Legrand

 

Ecouter tout le débat :