L’info est-elle soluble dans la foi ?


Des journaux et magazines de conviction religieuse

Enquête sur le journalisme dans les médias de conviction religieuse

"Est-il nécessaire de recruter dix fois plus de journalistes pour s’occuper du sport que
pour la religion, compte tenu de ce qu’il se passe sur terre ?"
C’est
la question que pose Bruno Frappat, président du groupe Bayard. Presse
catholique, musulmane, juive, orthodoxe… Les responsables des plus
grands médias expriment leurs opinions et leurs espoirs.

Si vous voulez énerver un journaliste qui travaille pour un média de conviction religieuse, parlez-lui de "presse confessionnelle" !

{xtypo_rounded_right1} Bruno FrappatInterview de Bruno Frappat, président du groupe Bayard
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"Je n’aime pas le terme de presse confessionnelle,
déclare d’emblée Bruno Frappat, le président du groupe Bayard, il est limitatif, enfermant, il dénote une presse entre soi, une presses sectaire ou de chapelle. Nous nous revendiquons comme presse chrétienne". Quelle différence avec la presse généraliste ? "Aucune ! Même degré de liberté, même degré de professionnalisation des journalistes. La différence, c’est le public : les lecteurs du Monde sont plutôt des agrégés, des spécialistes, en remontrant sur leur spécialité ; les lecteurs de la Croix sont plutôt des  fidèles n’hésitant pas à témoigner de leurs vies lorsqu’ils nous écrivent".

Jean-Pierre Denis, directeur de La Vie
: "Je ne me reconnais pas dans les médias confessionnels : ce terme renvoie au confessionnal, à quelque chose de confidentiel et de fermer au public. Nous sommes un journal fondé et dirigé par des laïcs, trait renforcé par le fait que La Vie appartient au groupe La Vie-Le Monde. Mais nous nous caractérisons par notre grand souci de fidélité au christianisme. Nous n’avons pas peur de défendre librement un point de vue, distinct ou opposé de celui qui domine le paysage médiatique, de défendre des opinions ni politiquement ni médiatiquement ni commercialement correctes. Nos choix dépendent, au fond, principalement de la communauté de nos lecteurs".

Ivan Levaï :
"Je n’ai aucune autorité en matière confessionnelle." Et le directeur de publication de Tribune Juive  d’expliquer : "Je suis français, républicain, laïc ET juif ". Il ajoute : "Est juif celui qui se sent juif. Moi, je me sens juif. Et ce qui nous relie à Tribune juive, c’est qu’on essaie d’embrasser et de défendre tout ce qui concerne les Juifs de France et les Juifs d’Israël".

{xtypo_rounded_right1} Une offre disparate
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Jean-Luc Mouton, rédacteur en chef de la revue protestante de Réforme
: "Nous ne sommes pas confessionnels, nous n’avons pas de doctrine officielle mais, libres à l’égard de tout, donnons une actualité formée à la théologie protestante".

Saïd Branine, directeur du site musulman oumma.com et rédacteur en chef de la revue Islam en France
: "Nous ne sommes pas un site confessionnel, nous ne sommes pas directeurs ou porteurs de conscience, mais simplement un média musulman ouvert à la pluralité et à l’universalité de l’Islam, avec une perspective d’informations et de débats".


L’essentiel des médias traitant de l’actualité religieuse ont une conviction. Ils se sont donnés la mission de rapporter et d’interpréter les faits à la lumière de leur foi et de la théologie. A l’instar du magazine La Vie, qui veut "se renforcer comme un journal de convictions, identifié mais pas identitaire".

La carte de presse pour seul signe ostensible ?

 

{xtypo_rounded_right1} Nacer KettaneInterview de Nacer Kettane, PDG de Beur FM
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Difficile d’évaluer précisément combien de journalistes travaillent dans les médias dits "religieux". La Commission de la carte de presse ne possède pas de statistiques ventilées par médias. Une chose est sûr : le secteur n’épargne pas les femmes du plafond de verre, puisque peu d’entre elles accèdent à des postes à responsabilités dans la presse de conviction religieuse (sauf quelques-unes, à la télévision catholique KTO, au CFRT…).
Comment s’opèrent les recrutements ? Quel est le profil des journalistes ? "Nous n’avons pas de "grille catholique" pour sélectionner nos journalistes à La Croix, répond Bruno Frappat. Le fait qu’un journaliste ait envie de travailler à La Croix est un argument suffisant. Seule sa compétence nous intéresse", explique-t-il. Pour sa part, "travailler à La Croix après 26 ans passés au Monde m’a permis de faire se rejoindre les deux parties de mon orange personnelle : professionnelle (la presse) et personnel (chrétien) : je suis passé de l’implicite à l’explicite : cela m’a paru normal".


A KTO, Philippine de Saint-Pierre, directrice de l’antenne
, ignore si la dizaine de journalistes va ou non à la messe le dimanche ou s’ils ont un certificat de baptême : "Certains sont très engagés dans des mouvements catholiques, d’autres s’interrogent sur la foi", dit-elle simplement. Une chose est sûr : ils restent là "parce que les sujets que nous traitons les intéressent sinon ils iraient ailleurs".
On ne demandera donc pas aux journalistes de faire leur bar-mitzva ou d’être baptisés : juste d’adhérer à la ligne éditoriale de leur journal, laquelle s’affiche : ainsi, travailler à la Croix suppose une adhésion aux valeurs du christianisme. "La Vie a besoin de chrétiens parmi ses journalistes. Par définition, ils connaissent le titre. Donc il n’y a pas de certificat de baptême", explique Jean-Pierre Denis.
Les rédactions sont aussi parfois plurielles. Ainsi, pour Saïd Branine, "dans notre équipe de trois salariés et de plusieurs collaborateurs, on retrouve des musulmans et des personnes de toutes les confessions". A Réforme (journal protestant réformé et réformateur), les cinq permanents et les dix pigistes réguliers ne sont pas forcément protestants.

{xtypo_rounded_right1} "Tu marcheras sur le web"
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Une chose est sûre : les journalistes des médias religieux sont d’abord et avant tout recrutés pour leur professionnalisme, et n’ont que leur conscience pour adhérer ou non au média dans lequel ils souhaitent travailler. Dans leur travail au quotidien, ils traitent l’actualité à la lumière de la religion de leur média, parfois l’enseignent ou en rappellent les fondamentaux s’ils ont les connaissances pour.

Officiellement, priorité donc au professionnalisme, même si les journalistes ne maillent pas (encore) tout le terrain des médias religieux : Il n’y a pas de journalistes professionnels dans les médias orthodoxes. Quant aux médias musulmans, ils ne sont que très peu tenus par des journalistes professionnels : "Les sites musulmans, qui sont très diversifiés, spécialisés dans le dogme ou impliqués dans le débat politique français, ne sont pas constitués en société de presse, et sont sous forme d’association ou d’œuvre individuel", rappelle Hakim el Ghisassi, rédacteur en chef et fondateur de la revue musulmane Sézame (ex-Médina) et directeur du site sezamemag.net.


Un regard religieux sur l’actualité

 

{xtypo_rounded_right1} Ivan LevaïInterview d’Ivan Levaï, directeur de Tribune Juive
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Quand on pose la question aux responsables de presse sur le regard qu’ils portent sur l’actualité, leur réponse est variable. Mais une chose est sûre : les médias de conviction religieuse affirment une volonté d’humaniser la société.


"Le regard juif sur l’actualité est un regard critique qui s’intéresse à tout ce qui touche au Proche-Orient, au bassin méditerranéen, à la démocratie, aux droits de l’homme, à l’Iran, au nucléaire. Il s’intéresse à l’antisémitisme, à la situation de l’Etat d’Israël et du monde arabe"
explique Ivan Levaï. Il concède ne pas être satisfait de la manière dont la presse généraliste présente le conflit israélo-palestinien, et rappelle qu’en reprenant Tribune juive en 2004, il était bien décidé à mettre son expérience au service d’une cause "qui méritait d’être défendue" : "Les Juifs ont vécu de graves menaces, dit-il.  Tribune juive essaie d’embrasser tout ce qui concerne les Juifs de France et d’Israël. On défend ce peuple et l’Etat d’Israël qui est un état juif", explique-t-il. En ce sens, "le regard juif est aussi d’aller dire au lecteur : intéressez-vous à la culture israélienne !".  Avant d’ajouter : "Le regard juif est universaliste, il défend la circulation des hommes, des idées et de l’argent". Il est, au fond, d’exercer "l’intelligence" : "Frappe-toi le front, c’est peut-être là qu’est le génie !".

Le regard chrétien, lui, est porteur d’un message d’espérance. Il lutte contre la noirceur, l’irrespect, l’inculture. Pour Bruno Frappat, un grand journaliste chrétien est un homme ou une femme "qui ne croit jamais refermées les portes de l’avenir, ni l’espérance terrassée par la désespérance. Quelqu’un qui prend l’Évangile au mot, et l’Église aussi. Qui croit à la « liberté des enfants de Dieu". Il a ce regard chrétien qui "ne désespère pas de l’actualité, de l’histoire et de l’homme. Il y a une espérance chrétienne, censée soulever, animer, tirer constamment vers le haut, donner le goût de l’avenir, le goût du futur et non le catastrophisme ou la négativité. Dénichons, même dans les pires évènements, une petite lumière qui donne une note d’espérance. Valorisons les phénomènes de solidarité, d’entraide se tournant vers les autres, contre la tendance contemporaine à l’individualisme, au "sam’suffisme"… Sachant qu’il faut d’abord être professionnel", rappelle Bruno Frappat.


"La force du magazine La Vie, dès les origines, est d’avoir été un journal de laïcs qui ont su en faire un lieu de rencontres, non le lieu de défense d’une identité menacée. Nous assumons sans complexe notre identité, sommes capable de la mettre en débats, au service de la société"
, explique Jean-Pierre Denis : "Nous défendons notre point de vue sans courir après celui des autres pour lui ressembler. Nous nous adressons à la personne dans sa globalité – sa vie personnelle, sa famille, son lien avec le collectif, ses solidarités, sa spiritualité – avec cette intuition forte du christianisme".

Pour Philippine de Saint-Pierre, travailler pour la chaîne catholique KTO "donne l’opportunité de s’intéresser à des sujets essentiels plutôt qu’à l’écume des jours". Pour sa part, cela lui permet "de vivre et d’exercer sa profession en cohérence avec [ses] convictions et [sa] foi personnelle". Le regard catholique sur l’actualité commence par prendre "du recul" et "du temps" pour travailler ses sujets, et propose "des pistes de réflexion plutôt que du sensationnalisme". Il est de "respecter la dignité des êtres dans le traitement de l’information", explique-t-elle, et de donner "une place aux plus petits". Avoir une vision chrétienne, c’est toujours se demander : "quelle est la vision de l’être humain pour ce projet ?". Et puis, c’est d’"être porteurs d’espérance dans un monde où certains désespèrent » et appeler à « une fraternité véritable".
Dépassée, la vision chrétienne ? "Non, plus que jamais d’actualité", répond Philippine de Saint-Pierre : les chrétiens ne parlent-ils pas du développement durable "depuis des siècles" ?, avance-t-elle. Et de conclure : "C’est bien la notion de responsabilité envers le prochain et d’un usage réfléchi de la création qui est en jeu."

Même réflexion chez Paule Zellitch, rédactrice en chef d’Eglise et Vocations, pour qui le regard chrétien sur l’actualité, "c’est le souci de l’homme humilié sans faire de "victimisme", c’est celui qui s’interroge sur la place du faible, lui donne sa place". C’est une démarche qui fait dire : "Je ne pourrais être un être humain si je ne tiens pas la place du faible à côté de moi, où j’entre en relation avec". Le regard chrétien, c’est "un regard où l’infirme est à sa place, pour la  vie "vraie et juste"", celle qui donne "sa valeur intrinsèque" à l’être humain.


"Notre regard n’est pas faussé par une lumière idéologique, nous sommes indépendants financièrement, économiquement, culturellement,
explique, pour sa part, Jean-Luc Mouton. Réforme, la plus connue des revues protestantes, donne un éclairage théologique des faits avec "rigueur, sérieux et éthique" et dans un esprit républicain et laïc. "Nous ne piégeons jamais nos interlocuteurs, nous avons un regard bienveillant et non critique. Nous essayons de trouver ce qui intéresse nos lecteurs, expliquons les faits avec un souci pédagogique et une approche théologique et intellectuelle de la Bible. Sur les problèmes financiers de la Société générale, nous avons, par exemple, demandé à un théologien ayant fait HEC d’apporter un éclairage compétent sur le monde de la finance."

Pour Ghaleb Bencheikh, le regard musulman sur l’actualité est "citoyen". Le journaliste musulman – qui a une appartenance politique, sociale et au corps national, ainsi qu’à la oumma spirituelle [communauté des musulmans]– décrypte d’abord l’actualité et la rapporte, et s’il y met un grain de sel, il est éthique : il mettra plus en valeur "la politique de civilisation, de la miséricorde et de l’amour", "la solidarité" ou "le lien social" plutôt que "le consumérisme". La touche islamique se fera "en faisant référence à la morale abrahamique, à laquelle adhère volontiers le chrétien". Il n’hésitera pas non plus à "plus décortiquer l’information où l’élément islamique est impliqué (programme des Nuits du ramadan…)".

Vision partagée pour Hakim el Ghisassi : "Nous partageons des valeurs universelles communes et on ne peut parler d’un regard musulman sur l’actualité. Si une préférence existe dans le choix des thèmes abordés, nous allons privilégier la compétence à l’affiliation religieuse : concernant la crise des banlieues à Villiers-le-Bel, par exemple, nous lui avons réservée un dossier spécial, en la traitant dans sa globalité, avec la contribution de nombreux observateurs des quartiers difficiles et des enquêtes de terrain. Nous n’avons pas privilégié l’angle supposé religieux de la question". "Un média se disant vouloir traiter l’information selon le regard musulman reste anachronique à la réalité", avance Hakim el Ghisassi, soulignant volontiers "la volonté du musulman français à ne plus s’inscrire dans une démarche communautariste".


Saïd Branine
, au contraire, revendique le fait qu’oumma.com soit "un média musulman. C’est un dogme. Avec notre conception, nous sommes porteurs de ce patrimoine musulman qui est la grandeur de la culture et la foi islamique. Notre interprétation du Coran est ouverte et plurielle. Nous prônons des valeurs universelles, condamnons toute forme d’intolérance. La religion est une composante de l’individu. Et l’oumma, pour nous, n’est pas restrictive, elle est la communauté des hommes au sens large, adamique (entre les hommes) et abrahamique (entre les trois religions)."

Pour Nacer Kettane, "le regard musulman sur l’actualité est intéressé par tout ce qui touche au co-développement, au colonialisme, à la décolonisation, au dialogue des civilisations et à l’Islam bien sûr". Estimant parfois les médias occidentaux arrogants, le regard musulman "décèlera [leur] assignation à résidence de l’islam, le fustigeant, parfois, d’antiaméricanisme, d’altermondialiste ou de menace sécuritaire. Ainsi, le regard musulman sera plus en désaccord avec la hiérarchie et l’essentiel de l’information. Il voudra, par exemple, quitter cette dichotomie manichéenne Nord/Sud", explique le fondateur de Beur FM.
Média laïc, privé, indépendant, cette "radio de la diversité" a toujours voulu constituer un territoire culturel de l’islam au sein de ses programmes : elle s’est donnée comme tâche d’expliquer cette religion et le fait religieux : donner des repères, lire et expliquer le Coran en français, bouleverser ses programmes depuis 1987 pour le mois du ramadan… C’est, pour Nacer Kettane, "une mission de service public. C’est permettre de décloiser un peu les gens, les rendre plus tolérants, et en même temps, d’éliminer, d’évacuer à terme, toute forme d’obscurantisme, d’extrémisme ou de manipulation des consciences. Cela nous permet de mieux appréhender le dialogue des civilisations : les gens appartiennent d’autant plus à l’identité française que leur religion est respectée".


L’info du sens plutôt que le sens de l’info ?

Les cultures modernes de mass médias semblent parfois en désamour avec la foi ou la culture religieuse : leur distance est même quelque fois teintée de mépris.


"Les médias occidentaux méconnaissent l’Islam, ou le discriminent"
, déplore Nacer Kettane. Et devant "l’inculture gravissime de certains médias dans le domaine religieux", Bruno Frappat demanderait volontiers aux rédacteurs en chef des grands médias généralistes s’ils sont sûrs "qu’il faille recruter dix fois plus de journalistes pour s’occuper du sport que pour la religion, compte tenu de ce qu’il se passe sur terre ?".

Paule Zellitch
est également très critique sur les connaissances des médias en matière religieuse : "Il y a, parfois, un manque de connaissance théologique ou ecclésiale flagrante chez les journalistes". La rédactrice en chef d’Eglise et Vocations déplore un traitement trop immédiat des faits d’actualité religieuse, plutôt que leur approfondissement. "Ils projettent leur imaginaire sur un monde chrétien pourtant plein de nuances".

Très optimiste pour l’avenir de la presse de conviction religieuse, Jean-Pierre Denis explique qu’"aujourd’hui, la chrétienté n’a pas de signification pour les jeunes. Ce qui est important pour un journal comme le nôtre, c’est de bien assurer les fondamentaux du christianisme au service de la société dans laquelle nous vivons". "Celle-ci aura d’avantage besoin de ces journaux pour se situer. Les chrétiens aussi ont besoin de cette presse comme d’une balise Argos, pour être accompagnés, d’autant que le rapport à la religion est très complexe".

"Il y aura un besoin grandissant de donner du sens à l’actualité", prédit donc Bruno Frappat, de retrouver les "sources" et les "racines". "Le public en a besoin, renchérit Agnès Ravoyart, responsable des co-productions du CFRT. "Et si je ne crois pas à l’échelle française, je crois beaucoup plus à l’émergence d’une télévision confessionnelle francophone, catholique, musulmane. Deux médias (net et télévision) se développeront. Et si ces chaînes répondent intelligemment à la demande, avec des débats, des références, des confrontations des idées, sans impertinence, avec de vraies-émissions prenant en compte le vivre-ensemble, avec ceux nourris de valeurs spirituelles, alors il y a de l’avenir pour les médias de conviction religieuse".

Dossier réalisé par Gaëtane de Lansalut

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Un Panthéon du Journalisme, en France et en Europe.

Quelles sont les 10 personnalités de l’histoire du Journalisme français qui incarnent le mieux, selon vous, les valeurs de notre métier ?

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Pour participer, rien de plus simple. Choisissez dans la liste sur la page suivante les 10 personnalités qui méritent à vos yeux de rentrer en priorité dans ce Panthéon laïc et numérique.

Objectif : Identifier celles et ceux qui nous rassemblent. Contribuer à les faire mieux connaitre, avec la conviction que dans cette période de doute sur sa légitimité, notre métier a plus que jamais besoin de se raccorder à son histoire.

Nous partagerons les premiers résultats de cette consultation lors de la seizième édition des Assises du journalisme à Tours le 30 mars 2023.

Nous lancerons ensuite la démarche au niveau européen en proposant aux journalistes des 26 autres pays de l’UE de s’associer à l’initiative avec l’ambition de présenter le Panthéon des Journalistes Européen lors de la deuxième édition des Assises de Bruxelles à l’automne 2024.

En fonction de la dynamique créée, un groupe de travail proposera les évènements, les colloques, les publications qui permettront de valoriser au mieux l’histoire et l’œuvre des journalistes Panthéonisés.

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