Selon l’Institut Montaigne, « la presse quotidienne a besoin d’un second souffle »


{xtypo_rounded_right1} Qu’est-ce que le groupe "Média" de l’Institut Montaigne ?

Lire la suite  {/xtypo_rounded_right1}En août 2006 le groupe de travail "Média" de l’Institut Montaigne publiait un rapport intitulé  "Comment sauver la presse quotidienne d’information ?" qui, selon de nombreux professionnels, pourrait bien servir de trame aux travaux des futurs Etats généraux de la presse… Ancienne journaliste spécialiste de l’économie des médias, Martine Esquirou, a été présidente de ce groupe de travail durant trois années. Elle nous livre aujourd’hui de plus amples précisions sur le rapport ainsi que son éventuelle utilité dans le cadre des Etats généraux.

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Selon le groupe de travail "Média" de l’Institut Montaigne, la presse quotidienne d’information payante  n’a cessé de voir son lectorat en déclin depuis les années 60-70. Elle a par la suite été fortement concurrencée par la télévision ou encore la radio et depuis 10 ans par Internet et la presse gratuite. "Par conséquent, explique Martine Esquirou, la question était de savoir s’il y a encore une chance pour le support papier d’information de survivre à ces différentes concurrences. Et  de quelle manière pourrait-il profiter d’Internet pour s’installer sur des nouveaux supports ?". C’est une partie de la démarche entreprise par le groupe de travail "Média" pour la réalisation de son rapport.

"Comment sauver la presse quotidienne d’information ?"

{xtypo_rounded_right1} Martine EsquirouVIDEO – Un "plan Marshall" de la presse

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Publié en août 2006 et intitulé "Comment sauver la presse quotidienne d’information ?", le rapport de l’Institut Montaigne se compose de plus de 100 pages. Son objectif, précise Martine Esquirou, est "d’apporter un certain nombre d’idées qui permettraient de sortir la presse quotidienne d’information de la crise qu’elle traverse. Une crise qui n’est pas uniquement économique mais qui touche également la publicité et le lectorat." Le texte s’achève sur onze propositions qui suscitent déjà de nombreux commentaires et interrogations chez les professionnels.


Lire les onze propositions du rapport de l’Institut Montaigne

Comme il est décrit dans le rapport, ces propositions visent "à s’attaquer vite et bien aux problèmes lancinants de la presse française, à adapter nos règles anti-concentration à la réalité de demain, à adapter les règles de rémunération des producteurs d’information, et à diminuer à terme le poids des aides publiques dans un souci évident de contrôle de la dépense publique."

Un "plan Marshall" qui ne fera sans doute pas l’unanimité…

{xtypo_rounded_right1} Martine EsquirouVIDEO – Revoir la clause de cession

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Selon l’Institut Montaigne, les solutions préconisées dans ce rapport sont "en totale rupture avec l’attentisme ordinaire", et désignées comme "un véritable plan Marshall de la presse".
Cette expression est particulièrement employée au sujet des propositions concernant les aides publiques que le groupe de travail "Média" propose de réviser. "Nous avons suggéré que toutes les aides à la presse soient concentrées sur trois ans. Au terme des ces trois années, elles devront être complètement supprimées afin que la presse trouve son propre souffle économique", indique Martine Esquirou. Pourquoi cette comparaison ? "C’est une pure symbolique, au même titre que le Grenelle de l’environnement". "Cependant, poursuit-elle, nous espérons que le nôtre sera suivi avec plus d’effets encore".

En cloture du rapport, la dernière des onze propositions de ce "plan Marshall" est sans doute celle qui irritera le plus les professionnels. Elle remet en effet en cause la clause de conscience ou de cession. Il est question d’aligner sur le régime de droit commun les indemnités de licenciement liées à ces clauses. Ce point "a fait et fait encore hurler les journalistes" souligne Martine Esquirou. Si les Etats Généraux s’inspirent de ces propositions, ils risquent en effet d’en inquiéter plus d’un…

 

Tiphaine Bellambe



Le site de l’Institut Montaigne