Affaire Filippis : L’Elysée exprime son « émoi »…

Dans un communiqué publié lundi 1er décembre, l’Elysée exprime les premières réactions de Président de la République face à l’indignation suscitée par l’arrestation de Vittorio de Filippis.

Nicolas Sarkozy affirme comprendre "l’émoi" suscité par l’interpellation de l’ancien directeur de la publication de Libération et annonce la création d’une mission chargée de réfléchir "à la définition d’une procédure pénale modernisée et plus respectueuse des droits et de la dignité des personnes". Se plaçant délibérément du côté de l’opinion publique et des médias, sa position contredit celles de Rachida Dati et Michèle Alliot-Marie. La garde des Sceaux et la ministre de l’Intérieur ont en effet choisi très tôt de prendre la défense de leurs institutions.

Ci-dessous le communiqué de la Présidence de la République, publié le 1er décembre à 18h09 :

"Le Président de la République comprend l’émoi suscité par les conditions d’exécution d’un mandat de justice à l’occasion d’une affaire de diffamation.

Il rappelle qu’il a demandé à Madame le Garde des Sceaux de mettre en œuvre les propositions de la commission Guinchard qui préconise notamment la dépénalisation de la diffamation.

Le projet de loi qui le prévoit sera examiné par le Parlement dès le début de l’année 2009.

Par ailleurs, il a confié à la commission présidée par l’avocat général à la Cour de Justice, Philippe LEGER, la mission de travailler à la définition d’une procédure pénale modernisée et plus respectueuse des droits et de la dignité des personnes.

Il souhaite notamment que la confusion des pouvoirs d’enquête et juridictionnels soit réexaminée."


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