Notre République et sa presse graviront ensemble les sommets ou bien elles iront ensemble à leur perte. Une presse compétente, désintéressée, peut protéger cette morale collective de la vertu, sans laquelle un gouvernement populaire n’est qu’une escroquerie et une mascarade.
Joseph Pulitzer
24 septembre 2017

Rendez vous les 14, 15, 16 et 17 mars 2018 pour la onzième édition des Assises Internationales du Journalisme et de l'Information de Tours

Les bilans des Assises

Les grandes innovations de 2014 étaient aux Assises

 Il y a ceux qui ont fait le pari du papier. D'autres celui de la révolution numérique. Il y a ceux qui mélangent les supports quand d'autres se concentrent sur un format unique. Les médias sont divers, pluriels, mais ils se renouvellent sans cesse. En 2014, certains audacieux se sont lancés dans de nouveaux projets, ils se sont retrouvés aux Assises et ont exposé leurs projets.

 

Hexagones.fr, la webTV du Parisien, Brief.me, Ulyces.co, LIVE Magazine… Comment sont nés ces projets ? Quels sont leurs modèles économiques et qu'apportent-ils de nouveau dans le paysage médiatique français ? Rencontre avec ceux qui innovent.

 

Réécoutez l'intégralité des échanges :

Ils ont innové en 2014

 

Animé par Philippe Thureau-Dangin, rédacteur en chef d’Ina Global
Avec Thomas Baumgartner, cofondateur de Live Magazine et producteur à France Culture ; Sophie Bramly, responsable du Parisien TV ; Julien Cadot, éditeur, cofondateur d’Ulyces ; Thierry Gadault, directeur de la publication et rédacteur en chef d’Hexagones ; Laurent Mauriac, cofondateur de Brief.me ; Jean-Marie Montali, directeur adjoint de la rédaction du Parisien ; Nicolas Prouillac, éditeur, Ulyces.

Jeudi 16 octobre 2014 de 14h15 à 16h00 - Arsenal


Des projets novateurs et des expériences uniques


  • Hexagones s'ancre dans les régions pour "mieux décrypter les enjeux à venir".
  • Le Parisien fait le pari de l'image à travers une web TV.
  • Dans une édition quotidienne, Brief.me sélectionne, hiérarchise et diffuse sur mobile les infos qui vous intéressent.
  • Le site Ulyces fait le pari du long-format sur le web avec ses '"éditeurs d'histoires vraies".
  • Ni sur papier, ni sur écran, les histoires du LIVE Magazine se racontent en direct et sur scène. Une expérience.

 

Le compte-rendu de la rencontre par les étudiants en journalisme de l'IUT de Cannes :

(à retrouver en intégralité sur le site Assises du journalisme 2014)

 

Chaque année, les Assises du journalisme font honneur aux médias qui innovent. Web TV, email d’information, journalisme sur scène. Les idées sont multiples en 2014.

 

Thomas Baumgartner et Philippe Thureau Dangin Live Magazine

Thomas Baumgartner est cofondateur du Live Magazine, un journalisme qui prend place sur scène. Le principe ? « Faire une revue qui soit aussi spectacle, mais un spectacle du réel. » Live Magazine ce sont des événements ponctuels sans aucune retransmission. Pendant une soirée, des journalistes, des auteurs, des artistes, des réalisateurs prennent la scène pour raconter des « histoires vraies ». Mais rien ne doit sortir de la salle, « c’est un média de l’instantané mais sans support ». Le premier numéro s’est tenu le 29 avril à la Gaîté Lyrique à Paris. Le prochain est prévu le 12 décembre au même endroit. L’ambition de l’équipe du Live Magazine est d’organiser une soirée chaque trimestre.

Ulyces

Ulyces est un média web s’inspirant des « long stories » américaines. Le concept est né de cinq amis : ils éditent des histoires vraies. « C’est un mélange entre journalisme et narration. On relate des faits, mais on fait très attention aux détails et à la manière dont on raconte» explique Julien Cadot, un des cofondateurs. Les sujets traités sont assez larges : aventure, science, enquêtes criminelles, sports etc. En plus des textes, les éditeurs font très attention à l’esthétique du site et aux illustrations. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles ils n’acceptent pas la publicité. Le contenu est payant : il est possible d’acheter un article ou de s’abonner au mois.

ulyces site

Hexagones

Thierry Gadault Hewagones « Une envie de terrain, de reportage. C’est la seule façon de faire notre métier, de sortir et de raconter ». Voilà l’ambition de Thierry Gadault pour son nouveau projet nommé Hexagones. Ce site d’information, lancé le 20 juin, fait donc partie des innovations présentées aux Assises 2014. Inspiré de Médiapart, l’enquête et le reportage en seront le centre. Une inspiration sur le contenu, mais aussi sur le modèle économique, basé sur les abonnements. « Seul le lecteur peut financer la presse, mais qu’est-ce qui peut justifier aujourd’hui le fait d’acheter de l’information alors que tout est gratuit ? L’enrichissement de forme, des angles…». Hexagones c’est aussi un site d’information nationale implanté en région. « Des enquêtes et des actus en région peuvent avoir une portée nationale, pas besoin d’être à Paris. Il faut être proche du terrain ».

Brief.me

Brief.me, c’est un mail que vous recevez tous les soirs à 18h si vous êtes abonnés. A l’intérieur, une sélection des informations importantes de la journée et une analyse plus poussée sur un thème choisi. Cette application mobile, toujours en conception, est hébergée sur un site de crowdfunding. Les futurs lecteurs sont donc encouragés à participer au projet. Laurent Mauriac, son fondateur, explique : « Avant on n’avait aucun moyen de savoir par qui on était lu. Aujourd’hui, on sait qui nous lit, et combien ils sont. On se préoccupe des lecteurs et ça c’est une belle évolution, positive ». L’idée est donc de savoir quelles sont les attentes des clients potentiels. L’offre Brief.me c’est « une formule apaisante, un rendez-vous régulier ». La volonté de la rédaction ? «Réhabiliter la notion d’édition, de hiérarchisation, pour aider les gens à y voir plus clair ». Pour lire le mail en entier tous les soirs, quelques minutes suffisent.

Sophie Bramly - Le Parisien

Le Parisien TV

Cela fait longtemps que Le Parisien possède un portail vidéo mais cette année le journal a décidé de créer une véritable Web TV. C’était indispensable pour Jean-Marie Montali, directeur adjoint de la rédaction du Parisien : « Aujourd’hui les gens s’informent sur le web pour l’immédiateté. La plupart sont des vidéonautes ». Pour lui, la web TV du Parisien se détache des autres web tv déjà existantes : « On représente Le Parisien donc on se doit d’avoir une ligne éditoriale et une identité ». Sophie Bramly, responsable de la web TV, ajoute vouloir garder l’identité de son journal : « On va faire ce qu’on sait faire, de la presse à hauteur d’homme, de proximité. On essaie d’être très pédagogiques ».

Par Manon David et Antoine Coste Dombre

Retrouvez l'ensemble des interviews et comptes-rendus des étudiants de l'IUT de Cannes sur leur site. 

 

Pour aller plus loin :