Notre République et sa presse graviront ensemble les sommets ou bien elles iront ensemble à leur perte. Une presse compétente, désintéressée, peut protéger cette morale collective de la vertu, sans laquelle un gouvernement populaire n’est qu’une escroquerie et une mascarade.
Joseph Pulitzer
12 décembre 2017

Rendez vous les 14, 15, 16 et 17 mars 2018 pour la onzième édition des Assises Internationales du Journalisme et de l'Information de Tours

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Qu’est ce que le groupe de travail "Média" de l’Institut Montaigne ?


L’Institut Montaigne est un laboratoire d’idées qui compte plus d’une cinquantaine de groupes de travail depuis sa création en 2000. Réunissant aussi bien journalistes, publicitaires et patrons de presse, le groupe de travail "Média" est l'une des cellules les plus actives de l'Institut. A partir de 2004, il a été présidé par Martine Esquirou, ancienne journaliste.

Désignée comme porte parole par les autres membres, Martine Esquirou explique que le groupe de travail était déjà formé à son arrivée et qu'à l'époque, les principaux travaux portaient sur la déontologie des journalistes. "J’ai suggéré que l’on se penche plutôt sur les questions économiques. Je pense qu’un journal économiquement sain a beaucoup plus de chance de pouvoir défendre son indépendance. Ensuite, il est plus simple de parler d’éthique et de déontologie", poursuit-elle. Ainsi, les travaux du groupe se sont peu à peu orientés vers une réflexion sur l’économie des médias et notamment la presse quotidienne d’information.

De 2003 à 2006, les différents membres venus pour la plupart par cooptation, se sont réunis chaque semaine. De nombreux débats et entretiens avec des industriels de l’imprimerie et de la distribution ont enrichi une réflexion conduite bénévolement par le groupe "Média". "Certains ont abandonné en cours de route, d’autres ont intégré le groupe ou encore certains n’ont pas désiré figurer sur la liste officielle des membres lors de la remise du rapport", commente Martine Esquirou qui a conduit et coordonné toutes les réunions des membres. "J’ai également essayé de faire la synthèse la plus fidèle possible de toutes les opinions exprimées et d’en dégager les grands axes qui puissent servir à la réflexion d’autres instances, notamment des pouvoirs publics", ajoute-t-elle.

Au terme de ces trois années de travaux articulés autour d’une question de fond, "Est-ce qu’une grande démocratie peut se priver d’avoir une presse quotidienne d’information libre et indépendante et surtout économiquement saine ?", onze propositions ont été formulées et dévoilées en août 2006. Ce rapport intitulé eComment sauver la presse quotidienne d’informatione" - dont la présidente estime volontiers que le titre est "un peu prétentieux" - est en quelque sorte un synthèse de tous les compte-rendu des réunions du groupe "Média". Le but de ce rapport est, entre autres, de permettre aux pouvoirs publics de nourrir leur réflexion sur la crise de la presse quotidienne d’information.


Liste officielle des membres du groupe de travail "Média" qui ont contribué au rapport "Comment sauver la presse quotidienne d’information ?" :

-Martine Esquirou, Vice-présidente relations extérieures, Thomson, Présidente du groupe de travail.
-Alexandre Joux, Rapporteur du groupe de travail.
-Jean-luc Allavena, Ancien directeur général adjoint de Lagardère Media.
-Jean d’Arthuys, Président directeur général, M6 Thématiques.
-Agnès Audier, Ingénieur en chaf des Mines.
-Francis Balle, Professeur, Université Paris II- Panthéon Assas.
-Frédéric Filloux, Directeur de la rédaction 20 Minutes.
-Katherine Menguy, Directrice déléguée, L’Expansion.   
-Philippe Micouleau, Ancien président-directeur général de l’Agéfi.
-John Rossant, Vice-président de la communication et des affaires publiques, Publicis Group.

Tiphaine Bellambe

 
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