Notre République et sa presse graviront ensemble les sommets ou bien elles iront ensemble à leur perte. Une presse compétente, désintéressée, peut protéger cette morale collective de la vertu, sans laquelle un gouvernement populaire n’est qu’une escroquerie et une mascarade.
Joseph Pulitzer
17 décembre 2017

Rendez vous les 14, 15, 16 et 17 mars 2018 pour la onzième édition des Assises Internationales du Journalisme et de l'Information de Tours

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Texte intégral du code de déontologie

PROJET DE CODE DE DEONTOLOGIE DES JOURNALISTES

 

 

 

 

(Synthèse du 20 octobre 2009)

 

 

 

1       - LE METIER DE JOURNALISTE

 

1-1 Le journaliste a pour fonction de rechercher, pour le public, des informations, de les vérifier, de les situer dans un contexte, de les hiérarchiser, de les mettre en forme, et éventuellement de les commenter, afin de les diffuser, sous toute forme et sur tout support.

 

1-2 Il le fait, au sein d’une équipe rédactionnelle, sous l’autorité de la direction de la rédaction et la responsabilité du directeur de la publication, dans le cadre d’une politique éditoriale définie.

 

1-3 Les journalistes et les responsables éditoriaux placent au cœur de leur métier le droit du public à une information de qualité. A cette fin, ils veillent avec la même exigence au respect des règles déontologiques énoncées dans ce code.

 

1-4 L’indépendance du journaliste, condition essentielle d’une information libre, honnête et pluraliste, va de pair avec sa responsabilité. Le journaliste doit toujours avoir conscience des conséquences, positives ou négatives, des informations qu’il diffuse.

 

 

2    - LE RECUEIL ET LE TRAITEMENT DE L’INFORMATION

 

 

 

2-1 Le journaliste doit s’attacher avant tout à l’exactitude des faits, des actes, des propos qu’il révèle ou dont il rend compte.

      

2-2 Le journaliste examine avec rigueur et une vigilance critique les informations, documents, images ou sons qui lui parviennent. Le souci d’assurer au plus vite la diffusion d’une information ne dispense pas d’une vérification préalable de la crédibilité des sources.

       Le journaliste est attentif aux critiques et suggestions du public. Il les prend en compte dans sa réflexion et sa pratique journalistique.

 

2-3 Le journaliste s’assure que les textes, documents, images qu’il présente n’ont fait l’objet d’aucune altération ou falsification de nature à déformer la réalité des faits. Toute modification volontaire d'une image doit être portée à la connaissance du public.

 

2-4 L’origine des informations publiées doit être clairement identifiée afin d’en assurer la traçabilité. Le recours à l’anonymat n’est acceptable que lorsqu’il  sert le droit à l'information ; dans ce cas, le journaliste en avertit le public après avoir informé son supérieur hiérarchique de la nature de ses sources.

 

2-5 Le journaliste s'interdit tout plagiat. Il cite les confrères dont il reprend les informations.

 

2-6 Le journaliste rectifie dans les meilleurs délais et de la façon la plus visible les erreurs qu’il a pu commettre. Il doit avertir le public des manipulations dont il a pu être victime.

 

2-7 Le journaliste s’interdit d’utiliser des moyens déloyaux pour obtenir des informations. Dans les cas où le recueil d’informations ne peut être obtenu qu’en cachant soit sa qualité de journaliste soit son activité journalistique,  il en informe préalablement sa hiérarchie, s’en explique auprès du  public et donne la parole aux personnes mises en cause.

 

2-8 Le journaliste veille à ne faire preuve d’aucune complaisance dans la représentation de la violence et dans l’exploitation des émotions.

 

 

3  - LA PROTECTION DU DROIT DES PERSONNES

 

 

 

3-1 Le journaliste respecte la dignité des personnes et la présomption d’innocence. Il veille à ne pas mettre en cause, sans information crédible sur les faits allégués, la réputation et  l’honneur d’autrui. Il n’abuse pas de l’état de faiblesse ou de détresse de personnes vivant des événements dramatiques pour obtenir d’elles des informations ou des documents.

 

3-2 Le journaliste respecte la vie privée des personnes et ne diffuse d'informations dans ce domaine que si elles apparaissent nécessaires à la compréhension d’événements ou de situations de la vie publique.

 

3-3  Le journaliste veille à ne pas nourrir la haine, les discriminations ou les préjugés à l’égard de personnes ou de groupes. Il ne relaie pas des réactions de lecteurs, d’auditeurs, de téléspectateurs ou d’internautes qui risquent d’entretenir ces mêmes sentiments.

 

 

4    - L’INDEPENDANCE DU JOURNALISTE

 

4-1 Le journaliste garde recul et distance avec toutes les sources d’information et les services de communication, publics ou privés. Il se méfie de toute démarche susceptible d’instaurer entre lui-même et ses sources un rapport de dépendance, de connivence, de séduction ou de gratitude.

 

4-2  Le journaliste ne confond pas son métier avec celui de policier ou de juge. Il n'est pas un agent de renseignements. Il refuse toute confusion entre information et promotion ou publicité.

 

4-3  Le journaliste s’interdit toute activité lucrative, extérieure à l'exercice de son métier, pouvant porter atteinte à sa crédibilité et à son indépendance.

 

 

 

 

Polémique autour de l'arrestation de Vittorio de Filippis

Vendredi 28 novembre, le journaliste et ancien directeur de la publication de Libération Vittorio de Filippis était violemment arrêté par la police à son domicile, devant ses enfants. Accusé par Xavier Niel d’avoir publié en 2006 un article relatant de ses démélés avec la justice. Après avoir été menotté, Vittorio de Filippis est emmené au dépôt de tribunal de grande instance de Paris où il sera enfermé et fouillé au corps à plusieurs reprises…

Découvrez les principaux faits de l'affaire, à travers le JT de France 3 (vidéo publiée par lepost.fr)




Accédez au site lepost.fr

Intervista con Furio Colombo, giornalista, scrittore e politico italiano

Furio ColomboIl ministro delle finanze Giulio Tremonti sta per presentare un nuovo decreto al Parlamento Italiano. Perchè questo decreto rappresenta una minaccia per la libertà di informazioni ?

Furio Colombo : La condizione di vero e proprio assedio delle notizie della stampa italiana era grave anche prima del decreto Tremonti.
Tutta la grande stampa di informazione è proprietà di grandi imprese e consorsi di imprese, che sono collegate dai normali legami che si tracciano fra finanza e industria  di un Paese moderno. Ma la modernità del Paese è alterata da due fattori. Un uomo immensamente più potente di altri – sia nel campo dei media che in quello della Finanza – è anche capo del governo. Questo fatto intimidisce e sconsiglia gesti e inziative che possano apparire sgradite a Silvio Berlusconi, nella doppia veste di capo del Governo e uomo dal grandissimo potere economico. Il secondo fattore è l’opinione pubblica. Nella storia italiana il ruolo aggressivo e audace dell’opinione pubblica è sempre stato scoraggiato, prima dall’egemonia della Chiesa, poi dal fascismo, poi dalla rigida spartizione di aree di influenza pubblica determinate dalla Guerra Fredda. Non sarebbe giusto dire che l’Italia è un Paese non coraggioso, come non sarebbe giusto dire che gli americani sono inclini alla violenza. Certo, noi italiani siamo inclini a un prudente opportunismo, : nessuno si è ribellato al fascismo senza partigiani e americani; nessuno si è ribellato alla corruzione senza i giudici di Mani Pulite; nessuno si alzerà a denunciare il silenzio-stampa che grava sull’Italia fino a… Ma questo è un evento che deve ancora venire.
In questo quadro, la decisione - apparentemente dovuta solo a penuria di risorse  - di tagliare sovvenzioni e aiuti economici alla pubblicistica cooperativa (giornali senza padroni fatti da giornalisti) appare innocente, perché tante altre cose sono tagliate. Ma è grave perché quelle voci sono le sole a dare un’informazione dissonante.
Il ccaso più clamoroso è quello del “Manifesto”. Comunque, ciò che accade è penalizzare e alla fine chiudere giornali che – con un po’ di aiuto pubblico – non dipendono da un padrone. Ma neppure da un partito. Infatti i giornali di partito vengono in parte risparmiati , confermando una situazione di stallo per la vita pubblica italiana: da un lato la forza  (però sottomessa alla forza più grande di Berlusconi) della proprietà industriale. Dall’altra i partiti, che però sono implicitamente invitati ad abbassare i toni  per continuare a meritarsi qualche aiuto per i loro giornali.

Fino ad ora, come erano distribuite le aiuti economici ? E come lo sarano se il decreto Tremonti viene adottato ?


Piuttosto che entrare nel dettaglio di numeri (poco significativi, lontano dalle vicende italiane), dirò che si tratta di un poderoso disincentivo, di uno scoraggiamento a continuare a tentare di esistere. Riprendo il caso del “Manifesto”. Spesso, in momenti difficili, questo libero giornale di sinistra si è salvato raccogliendo sottoscrizioni private. Difficile ottenerle se si sa in anticipo che il giornale è destinato a fallire.

Silvio Berlusconi e Nicolas Sarkozy sono spesso paragonati nel loro modo di utilisare i media. Che ne pensa Lei ?

Non c’è paragone tra Sarkozy e Berlusconi. Sarkozy è un politico abile che apporfitta  dell’influenza e, a volte, del potere per comparire di più. Berlusconi possiede tre telegiornali privati, li controlla personalmente, nomina e caccia giornalisti, premia gli amici. Berlusconi è un fuorilegge che approfitta della politica.  

Raccolto da Daphne Kauffmann



Leggere l’intervista in Francese


Sito di Furio Colombo
"Il Dissitente", blog di Furio Colombo
Sito del "Manifesto"

Un avant-goût de "Vendredi"...


Jacques Rosselin (Courrier International ) et Philippe Cohen (Marianne2) lancent "Vendredi", nouvel hebdomadaire qui proposera de l’information à partir de papiers glanés sur Internet parce que "L’info qui fâche, on la cherche sur le Net".
Le nouveau bébé sera disponible en kiosque dès vendredi prochain (17 octobre). Pour nous faire patienter, l’équipe de Vendredi a concocté une série de vidéos sur "les années Internet". Tout simplement délicieux…







Le site de Vendredi


Anthony Lappé : ""Shooting war", a cautionary tale for a new generation of journalists


After more than fifteen years of reporting in conflict zones, American journalist Anthony Lappé publishes Shooting war, an intense graphic novel about the war in Iraq and the profession of reporter. In front of our camera, he talks about the creation of the story an its main character Jimmy Burns. We’re in New York in 2011, John Mc Cain is president of the United States……



 

Website of  Shooting war

Other videos on the same subject (in French) :
"Neuf reportages pour raconter le guerre", par les photographes de l'agence Noor
Caroline Wyatt, première femme Présidente du jury du Prix Bayeux Calvados

Other articles on the same subject (in French) :
Résultats de la 15e édition du Prix Bayeux-Calvados des Correspondants de Guerre
Lucas Menget : "Ce n'est pas au gouvernement de nous dire comment on doit travailler !"
A Bayeux, Patrick de Saint-Exupéry initie le public au récit graphique

Réaction de l'Union syndicale des journalistes CFDT

 

Dans un communiqué datant du vendredi 3 octobre, l'Union syndicale des journalistes CFDT qui était présente à l’Elysée lors de l’ouverture des Etats généraux de la presse, a réagi face au discours officiel du président de la République.

Morceaux choisis :
 
Le président de la République, dans un discours solennel, a reconnu que l'information écrite a besoin de plus de crédibilité pour regagner des lecteurs. Pour l'Union syndicale des journalistes CFDT, cette crédibilité passe par la protection authentique des sources, la préservation des droits d'auteur, la reconnaissance juridique des équipes rédactionnelles et de l'indépendance des rédactions, en particulier celles de l'AFP et de l'audiovisuel public.


***

Sur la concentration des médias, à la différence du président de la République, l'Union syndicale des journalistes CFDT souligne que l'entrée de puissants groupes industriels et financiers au capital de La Tribune, du Monde, de Libération ou de Métro, loin d'entraîner un redressement, n'a fait qu'importer des problèmes de crédibilité de l'information, et dégrader les conditions de travail des salariés.

***

L'Union syndicale des journalistes CFDT, qui participera aux groupes de travail où elle sera invitée, restera vigilante. Elle fera valoir, dans un esprit inter catégoriel les intérêts de tous les salariés, au cœur d'une industrie des médias qui joue un rôle clé pour la croissance économique en France mais aussi pour la richesse et la diversité de la vie démocratique et culturelle. De cette attention portée à la crédibilité et la diversité de l'information dépendant directement des milliers d'emplois en France dans les industries de la connaissance, de l'expertise et de la culture.
 

Bruno Frappat


Bruno FrappatBruno Frappat, est président du directoire du groupe Bayard et également directeur de publication de La Croix. En 1964, il fait ses débuts en tant que journaliste à tout juste 19 ans. Il a consacré l'ensemble de sa carrière à la presse quotidienne : après une année au sein du Dauphiné Libéré, il intègre le journal Le Monde dans les rubriques "éducation", et "société", avant de devenir directeur de la rédaction du quotidien de 1991 à 1994.
C’est en janvier 1995 qu’il prend la tête du journal La Croix. Depuis 2006 il préside avec Daniel Picouly le jury d'un prix récompensant la meilleure nouvelle, parmi celles issues d'un concours à destination du grand public, organisé par le magazine Vivre Plus et les "Bibliothèques pour tous" de la ville de Nancy. 

Arnaud de Puyfontaine


Arnaud de PuyfontaineA 44 ans, Arnaud de Puyfontaine est devenu "senior advisor" auprès de Maurizio Costa, vice-président et administrateur délégué du groupe Arnoldo Mondadori Editore après avoir démissionné de son poste de Président Directeur Général de Mondadori France en août 2008. Il débute sa carrière en tant que consultant chez Arthur Andersen, puis "project manager" chez Rhône-Poulenc Santé en Indonésie en 1989. De 1990 à 1995, il intègre Le Figaro cumulant plusieurs postes : directeur délégué, éditeur du quotidien et du Figaro Economie, directeur du Figaro Grandes Ecoles et Universités, des guides du Figaro et du Figaro Evénements.
C’est en 1995 qu’il entre dans le groupe de presse EMAP. Il y gère à la fois l'acquisition de Télé Star et Télé Star Jeux et également le pôle EMAP Star dont il prend la tête.
Arnaud de Puyfontaine est également propriétaire de nombreux titres tels Auto Sport, L'Auto Journal, Top Santé, Pleine Vie, FHM... Il est nommé en juillet 1998 Directeur Général d'EMAP France. Elu Président Directeur Général en Octobre 1999, il est aussi membre du Management Board d'EMAP depuis début 1999 et administrateur d'Emap Metro en Grande-Bretagne. Arnaud de Puyfontaine est actuellement le président de l'Association pour la promotion de la presse magazine (APPM). 

Bruno Patino


Bruno PatinoActuellement Directeur de la radio France Culture, Bruno Patino , à 43 ans, a déjà un parcours professionnel bien rempli dans le monde journalistique. Il entre dans la vie active en 1989  en tant que Chargé d'affaires au CCF-Interfinanz, et devient par la suite gestionnaire pour le programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) à New York jusqu’en 1994.
Dans la même période, il débute une carrière dans les médias et l'édition comme correspondant du quotidien Le Monde au Chili (1992-94). Puis, tout s’enchaîne très rapidement pour Bruno Patino qui devient Directeur délégué d'InfoMatin de 1994 à 1996, puis Chargé de mission à la direction internationale de Canal + en 1996. De 1997 à 1999 il est nommé Secrétaire général de la branche littérature du groupe Hachette livre. C’est à partir de 1999, qu’il s’installe au sein du Groupe Le Monde en devenant Secrétaire général du directoire de celui-ci, pour en devenir le Directeur général jusqu’en 2003.
De 2003 à 2008, Bruno Patino porte plusieurs casquettes : Il est à la fois Président de la filiale Le Monde Interactif, Président Directeur de publication de Télérama et Président de la régie publicitaire Publicat. En juin 2007, après l'éviction de Jean-Marie Colombani, Bruno Patino devient, aux côtés de Pierre Jeantet, Vice-président du directoire du groupe Le Monde, qui rassemble les pôles : presse quotidienne nationale (le journal Le Monde) et presse magazine (Télérama, La Vie, Courrier international, Fleurus Presse, etc). Cependant, il démissionne de ce poste six mois plus tard. Parallèlement à la direction de France Culture, Bruno Patino dirige l'Ecole de journalisme de l'IEP de Paris où il enseigne à titre de Maître de Conférence.

Ouverture des Etats généraux de la presse par de Nicolas Sarkozy (2/10/08)


Morceaux choisis :



Dégager des solutions, c’est le but ultime des Etats généraux. Il ne s’agit pas seulement de faire remonter des doléances, même si cela a son importance. Il ne s’agit pas de rédiger un énième rapport sur le sujet, même si de très bons ont été écrits par le passé. Il s’agit de se mettre d’accord sur un certain nombre de changements à mettre en oeuvre pour que la presse écrite française sorte des difficultés inacceptables qui sont les siennes depuis 30 ans et qui ne feront que s’aggraver si l’on ne fait rien.

* * *


Partout, les journalistes s’interrogent sur l’avenir de leur métier, sur le rôle de leur profession. De moins en moins collecteurs de l’information, ils se demandent, à l’heure des blogs et des sites participatifs, comment convaincre leurs lecteurs que leur médiation est encore utile, est encore nécessaire.

* * *


Nous devons préserver et faire vivre ce désir d’information générale, cette éducation citoyenne au long cours. C’est à vous de le faire en travaillant sur les contenus. C’est à nous de vous y aider en créant les conditions d’un modèle économique qui vous permette d’en vivre.

* * *


[La presse] a besoin d’investir : investir dans des lectorats, investir dans des projets éditoriaux, investir dans des réseaux et des modes de distribution, investir dans des sites numériques, investir dans des rédactions solides, capables de pourvoir aux besoins d’une information d’analyse et d’investigation, vérifiée, hiérarchisée, courageuse et libre.
Or la ligne de plus grande pente de la presse, plus particulièrement celle de la presse d’information politique et générale, la ligne qu’il nous faut combattre, qu’il nous faut redresser, c’est la paupérisation. Paupérisation des contenus quand moins de 20% des prix de vente leur sont consacrés. Paupérisation des rédactions quand des plans sociaux assèchent les journaux de leur raison d’être, le journalisme. Paupérisation des réseaux avec la disparition d’un trop grand nombre de correspondants étrangers. Paupérisation de la profession avec des journalistes mal payés, mal outillés, précarisés.
Paupérisation des entreprises de presse avec insuffisamment de fonds propres pour investir, innover, préparer l’avenir.

* * *


Je crois dans l’avenir de la presse payante car je crois dans la valeur de l’information vérifiée, analysée, triée, hiérarchisée. Je n’oppose pas la presse gratuite et la presse payante. Si la presse gratuite a des annonceurs, c’est qu’elle a un public. Et si elle a un public, c’est qu’elle répond à un besoin. Mais je ne crois pas qu’il arrivera un jour où plus personne ne sera prêt à payer pour de l’analyse et de l’investigation. Je ne crois pas qu’il arrivera un jour où plus personne ne sera d’accord pour acheter chaque matin un journal, parce qu’en plus de l’info, on achète une culture, une histoire, une maquette, des références, des habitudes, des auteurs, des choix éditoriaux et plus que tout, peut-être, une vision, des engagements, des audaces, un talent.


"Quel avenir pour le dessin de presse ?"


Après un long entretien avec le dessinateur français de presse Charb, François Forcadell a animé une table ronde le vendredi 26 septembre au Centre Pompidou autour de la question : "Quel avenir pour le dessin de presse ?". Quatre professionnels de la presse étaient présents pour donner leur point de vue et s’exprimer sur ce sujet. Une discussion ponctuée par des dessins en direct signés Loïc Faujour.


Quel avenir pour le dessin de presse ? au centre Pompidou "C’est un métier qui vient de loin…" C’est François Forcadell, conseiller scientifique et journaliste, qui a ouvert le débat vendredi dernier au centre Pompidou, devant un public essentiellement constitué de dessinateurs et passionnés de croquis en tout genre. Un métier qui n’est pas né d’hier et qui s’est finalement peu renouvelé ces dernières années. D’où de nombreuses questions sur l’avenir du genre.
Odile Conseil, rédactrice en chef adjointe de Courrier International ose une première définition : "Selon moi le dessin de presse a trois fonctions : faire rire, réagir et réfléchir". Une règle des "3 R" qui semble faire l’unanimité autour de la table "Le dessin de presse doit être offensif cependant, ajoute-t-elle, or il me semble que les dessinateurs prennent de moins en moins de risques". Les quatre intervenants paraissent tous d’accord sur la question.
Cependant, pour les professionnels assis autour de la table, le problème majeur du dessin de presse est sa place car il est malheureusement trop souvent considéré comme un genre mineur. Bernard Fournier, commissaire de l’exposition "Cabu et Paris", Alain Blaise, directeur artistique de Libération et Luce Mondor, professeur à l’école Estienne se joigne à Odile Conseil pour dire qu’en France, les espaces d’expositions pour le dessin sont presque inexistants alors qu’à l’étranger comme en Angleterre, ils existent et mettent le genre en valeur.

Quelle est la place du dessin d’actualité dans la presse française ?

Presque absent des galeries ou autres lieux privilégiés, le dessin de presse trouve en France sa juste place entre les pages des journaux. A ce propos, Alain Blaise note qu’à Libération par exemple, il y a une vraie culture de l’image. Le dessin de presse y trouve encore tout son sens. Selon lui, "pour les sujets compliqués de Libé, le dessin de presse s’impose de lui-même C’est le cas de certaines Unes régulièrement confiée à Willem". Malgré tout, reprend-il, "le destin du dessin de presse est aussi d’être jeté comme un journal". Réaction immédiate de Bernard Fournier : au-delà de la presse, le dessin d’actualité à une place à part entière dans des livres. "Dans les ouvrages que je crée, le but est de faire une collection avec des dessins intemporels. Le souci est que ce type de livres se vend très mal…"
De son côté Luce Mondor, coordinatrice du prix "Presse Citron" qui récompense chaque année de jeunes dessinateurs de talent, estime qu’il y a un virage dans la production actuelle, dans le fond mais aussi dans le style du dessin. "C’est très dur de devenir dessinateur de presse, explique-t-elle, il faut être en état de veille permanente et avoir cette colère perpétuelle". Le concours "Presse Citron" est pour elle un prétexte : son objectif serait de rajouter le rêve à la fameuse "règle des trois R". "La nouvelle génération tend vers le rêve", confie-t-elle.

A chacun sa solution pour sauver le dessin de presse...


Serait-ce donc dans le rêve qu’il faut chercher l’avenir du dessin de presse ? Pour l’instant, il s’agirait surtout d’être imaginatif afin de trouver des solutions qui permettent de relancer le genre… Odile Conseil se lance la première : "Je crois que la presse régionale devrait publier le vendredi, l’actu de la semaine en six dessins. Une solution ludique et pédagogique !" Luce Mondor lui emboîte le pas : "Et si chacun avait sur soi un carnet et se forçait à faire un dessin d’actualité chaque jour… ?" Loïc Faujour semble séduit par cette idée. Et de rajouter : "Ce qui m’emballe le plus, s’exclame-t-il, c’est de dessiner en direct" Et comme pour mieux appuyer son discours, le dessinateur qui a travaillé entre autre pour l’Huma Hebdo, reprend son crayon, prêt à croquer de nouveaux instants sur le vif. "C’est pour moi une des possibilités pour l’avenir, reprend-il, comme les chaînes câblées."

Tiphaine Bellambe



Edwy Plenel : C'est aux journalistes d'organiser eux-mêmes des Etats généraux !

Edwy Plenel (vidéo de Journalisme.com)Devant notre caméra, le fondateur de Mediapart exprime son indignation face à l’organisation des Etats généraux de la presse par le gouvernement. "La situation est digne d’une monarchie !" s’exclame l’ancien directeur de la rédaction du Monde...

Lire la suite : Edwy Plenel : C'est aux journalistes d'organiser eux-mêmes des Etats généraux !

Yves Agnès : Manuel de journalisme

Manuel de journalisme (couverture) Yves Agnès :
Manuel de journalisme
(nouvelle édition)


Editeur : La Découverte
Date de parution : Août 2008



Pour acheter ce livre, cliquer ici

"Pourquoi j'ai écrit Manuel de journalisme", par Yves Agnès


La première édition du Manuel de journalisme a été publiée en juin 2002. Je déplorais, après des années d’enseignement et mes fonctions à la tête du Centre de formation et de perfectionnement des journalistes, le CFPJ, l’absence d’un ouvrage de référence qui rassemble, de manière la plus exhaustive possible, les règles et savoir-faire de notre métier. D’autant que depuis une vingtaine d’années, la pratique du journalisme s’est délitée, les chefs ne jouant plus le rôle de "maître d’apprentissage" qu’ils exerçaient autrefois. Les journalistes, jeunes ou non, ont besoin de repères.

Mon expérience à Ouest-France puis au Monde à partir de 1970, à l’époque journal de référence de toute la profession, et surtout mes acquis didactiques au CFPJ, ont été la matière première de cet ouvrage. Il se limite au journalisme écrit qui est, comme le note mon préfacier Loïc Hervouet, "la mère du journalisme".

Si les "fondamentaux" de la pratique professionnelle traversent le temps, le monde des médias évolue. C’est pourquoi cette deuxième édition (réalisée avec le concours de l’Ecole supérieure de journalisme de Lille) comporte de nombreuses mises à jour, de nouvelles illustrations, des compléments utiles dans la plupart des chapitres, et une refonte complète des deux derniers. Un jeune journaliste spécialisé, Jérémie Clévy, a rédigé le chapitre consacré au journalisme sur Internet et le livre se termine maintenant par un chapitre sur la déontologie, qui faisait défaut. Depuis plusieurs années, les dérives et manquements à l’éthique qui se multiplient dans les médias sont au cœur de mes engagements, notamment avec l’Association de préfiguration d’un conseil de presse (APCP) ou Les Entretiens de l’information.

Yves Agnès

Siné Hebdo : les collaborateurs

Une semaine avant la première parution de Siné Hebdo, le site du journal dévoile les noms de ses collaborateur : Dessinateurs, humoristes, journalistes, philosophes, écrivains… commencent déjà à noircir les pages du "journal mal élevé", s'autoproclamant "résistant". Au lendemain d'une première réunion qui s'est poursuivie tard dans la nuit, Siné présente ces "trublions qui, sans hésitation, se sont joyeusement lancés dans l'aventure"...

 


 

LES DESSINATEURS :

DIEGO ARANEGA
AUREL
BERTH
CARALI
ETIENNE DELESSERT
DESCLOZEAUX
FAUJOUR
GAB
PHILIPPE GELUCK
JIHO
KAFKA
LASSERPE
JEAN-CHRISTOPHE LIE
LINDINGRE
LOUP
REMI MALINGRËY
MARTIN
MISS TIC
MIX & REMIX
POUSSIN
RÉMI
RONALD SEARLE
TARDI
VUILLEMIN









                             
 
LES AUTEURS :

ROLAND AGRET
CHRISTOPHE ALÉVÊQUE
ISABELLE ALONSO
ARTHUR
NORMAND BAILLARGEON
GUY BEDOS
BERNARD GASCO
JACKIE BERROYER
FREDERIC BONNAUD
JEAN PIERRE BOUYXOU
JEAN-MARIE BROHM
SYLVIE CASTER
BENOÎT DELÉPINE
DROR
G-Y. FEDERMAN
GÉRARD FILOCHE
BRUNO GACCIO
NOËL GODIN dit l’entarteur
GUDULE
BERNARD JOUBERT
ANDRÉ LANGANEY
STEPHANE MAGGI
MARTIN
GUS MASSIAH
MICHEL ONFRAY
J-C. PIQUET-BOISSON
DIDIER PORTE
SERGE QUADRUPPANI
MAURICE RAJFUS
DENIS ROBERT
DELFEIL DE TON
RAOUL VANEIGEM
MICHEL WARSCHAWSKI



Le site de Siné Hebdo
Le blog officiel de Siné
Le site non officiel de Charlie Hebdo 





 

"Comment je suis devenu journaliste"

Comment je suis devenu journaliste
Ouvrage collectif sous la direction de
Sylvain Allemand


Editeur : Le Cavalier Bleu
Date de parution : mai 2008



Pour acheter ce livre, cliquer ici

"Pourquoi j'ai écrit Comment je suis devenu journaliste", par Sylvain Allemand


Cet ouvrage s’inscrit dans la collection "Comment je suis devenu" que j’ai conçue en vue de faire découvrir des disciplines ou professions à travers des entretiens de personnalités, toutes invitées à revenir successivement sur la naissance de leur vocation, leur cursus, leur apport personnel et leurs figures marquantes, enfin, sur la manière dont elles perçoivent l’avenir de leur discipline ou profession. Les douze* journalistes qui retracent ici leur parcours n’ont pas la prétention de constituer un échantillon représentatif. Comment le pourraient-ils ? A chaque journaliste correspond une trajectoire singulière avec ses rencontres fortuites, un milieu familial plus ou moins influent, des études qui n’ont pas toujours, loin s’en faut, emprunté la voie royale (l’ESJ ou le CFJ…). Comme cette chroniqueuse scientifique qui manqua de peu de devenir comédienne ou ce directeur de la rédaction d’une chaîne de TV qui commença sa carrière comme… lombriliculteur, c’est-à-dire éleveur de vers de terre ! Sans oublier des pratiques diversifiées selon le média : presse écrite, radio, TV…
Les témoignages sont aussi l’occasion de revenir sur les défis auxquels fait face la profession (concentration économique, émergence d’Internet, essor de la presse gratuite, précarisation du métier)… Si certains confrères ne cachent pas leur pessimisme ou évoquent un âge d’or révolu, aucun n’imagine un monde sans journalistes. Et pour cause : les médias évoluent, l’art du journaliste consistant à recueillir l’information, la traiter, la hiérarchiser, demeure indispensable face au trop plein d’information qui caractérise nos sociétés. Même la perspective d’un journalisme citoyen, fait par les lecteurs/auditeurs/spectateurs ou internautes, n’élimine pas l’exigence de professionnalisme. Pour preuve, et pour ne citer que cet exemple, le premier site d’information sur le net, Rue89, cofondé par Pierre Haski (un des douze confrères interviewés dans le livre), et dont les "scoops" provenant d’internautes sont préalablement vérifiés par une équipe de journalistes professionnels.

Sylvain Allemand

* Jean-Luc Coatalem, Gilles Dauxerre, Grégoire Deniau, Alain Lebaube, Albert Du Roy, Pierre Haski, Aline Kiner, Elizabeth Martichoux, Marie-Odile Monchicourt, Anne Nivat, Henri Sannier, Claude Sérillon.


"Crime et châtiment" en images


En 2007 l’agence de photographes Œil Public lance "Œ", une revue annuelle autofinancée avec l’aide de quelques partenaires. Plus qu’un simple magazine, c’est un objet minutieusement travaillé qui permet d’aborder des thématiques importantes en donnant aux photographes tout l’espace nécessaire. A chaque parution son concept. Intitulée "Crime et châtiment", celle de 2008 aborde le thème de la violence... 


"Avec les six photographes choisis, explique Guillaume Herbaut, photographe et membre fondateur de l'agence, on peut parfois voir la violence simplement dans le regard des gens ou dans les paysages."

Œil Public, "la seule agence de photographie de presse indépendante en France"


Tournés vers la représentation du réel, les photographes de l’agence Œil Public suivent tous la même démarche : s’interroger sans cesse, essayer d’expliquer en image le monde qui nous entoure. De la bande de copains à l’agence de presse de renommée internationale, histoire d’un collectif qui revendique avec force son indépendance d’esprit.

Galerie photo : extraits de la revue "Œ" 2008
Photo de Guillaume Herbaut Lire la suite

Chaque jour, dans une ambiance familiale et chaleureuse, les photographes de l’Œil Public échangent, commentent et mettent en vente leurs clichés en ligne. De l’actualité chaude jusqu’à la photographie de musées ou de galeries, l’important est que l’image mène à une réflexion.  "Elle ne doit pas juste être lisse, elle doit faire réfléchir les gens", insiste Guillaume Herbaut, un des membres fondateur de l’agence.

Créé il y a 13 ans, par une bande d’amis photographes tout juste sortis d’école, le collectif sert tout d’abord à mettre tous les outils en commun afin de s’entraider et de mieux s’intégrer sur le marché de la photographie. En 1995, une fois la structure associative mise en place, Guillaume Herbaut et ses acolytes conçoivent un évènement plus qu’original. "Pour se faire connaître et faire un clin d'œil à la profession, nous avons lancé "Un jeton pour l'image", un festival de photojournalisme à Paris. Le principe était d’investir dix laveries automatiques pour présenter des images. Ce sont des lieux qui n'ont apparemment aucun intérêt. A nos yeux, c’était l’endroit idéal : ouvert et qui ne fait peur à personne", raconte amusé Guillaume Herbaut.
Le ton est donné et c’est à ce moment précis que tout commence pour la fine équipe qui décide immédiatement de se tourner vers l’actualité. Au fur et à mesure, le copyright "Œil Public" trouve sa place dans la presse française et internationale, dans les musées, et dans les galeries. "Aujourd’hui, la petite structure est devenue la seule agence de photographie de presse indépendante en France. C'est pour nous très important de défendre une indépendance d'esprit, notre propre identité, de ne pas être rattaché à un groupe avec des logiques financière et politique qui ne sont pas les nôtres", se réjouit Guillaume Herbaut.

En 2007 l’Œil Public lance "Œ", une revue annuelle autofinancée par l’agence avec l’aide de quelques partenaires. Plus qu’un simple magazine, c’est un objet minutieusement travaillé qui permet d’aborder des thématiques importantes en donnant aux photographes tout l’espace nécessaire. A chaque parution son concept. Celle de 2008, intitulée "Crime et châtiment", est conçue pour deux supports différents : papier et Web. Une nouvelle façon d’appréhender cette époque charnière où les nouvelles technologies poussent le photojournalisme à s’interroger plus que jamais sur l’avenir de la profession.

Tiphaine Bellambe


Le site de l'agence Œil Public

Les Etats généraux de la presse : Ce qu'ils en attendent...


Dominique Candille Pourle SNJ-CGT,
Dominique Candille, secrétaire générale :
"Les Etats généraux risquent fort d'être  une grande messe médiatique"


Le Président Sarkozy a une méthode bien mise au point. Il s'empare de bonnes idées, de revendications, de propositions venues de "milieux" qui ne lui sont pas forcément acquis et il les arrange à sa guise. Par exemple la  vieille revendication de la gauche concernant la suppression de la publicité sur  la télévision publique s'est transformée en véritable machine de guerre contre le service public. Il peut en être de même avec les Etats généraux sur la presse si la profession ne se mobilise pas  et si elle laisse organiser les Etats généraux comme le président l'entend.
Au départ de cette décision présidentielle, il y a les demandes répétées des syndicats de journalistes d’organiser une réflexion tripartite entre les professionnels de l'information, les patrons de presse écrite et l’audiovisuel ( public et privé)  et les pouvoirs publics. Depuis des dizaines de mois, nous soulevons les difficultés rencontrées dans l'exercice de notre métier, nous nous inquiétons de la baisse du lectorat, du pluralisme mis à mal par les concentrations, nous dénonçons les pressions politiques et économiques qui mettent en danger le droit à l'information. Nous revendiquons plus de droits pour donner aux citoyens une information vérifiée, une information de qualité et honnête, nous revendiquons plus de moyens pour informer...
 
Le président Sarkozy fait mine de prendre en compte nos inquiétudes et nos propositions, mais au bout du compte ( et sa récente interview dans le quotidien du Monde nous éclaire ...) il estime que  si la presse et l'information sont en difficultés c'est qu'il n'existe pas en France de grands groupes de presse multimédias capables de rivaliser avec leurs homologues anglo-saxons ou américains... Pour lui, la solution n'est pas à chercher dans l'amélioration de la qualité de l'information, dans l'extension des droits à l'information, mais dans un nouveau modèle économique à définir !!!!
 
Alors qu'il parle d'Etats généraux de la presse, il n'a pas encore daigné inviter les syndicats de journalistes, et ses projets sur la réorganisation du service public de l'audiovisuel , sur la protection des sources journalistiques, sur les droits d'auteurs sont autant de menaces sur l'information. Et sont aussi à souligner ses interventions incessantes par l'intermédiaire de ses amis patrons de presse sur les contenus rédactionnels.
 
Les Etats généraux risquent fort d'être  "une grande messe médiatique"  où la parole des journalistes et de leurs représentants sera escamotée, mais où des décisions dangereuses pour le droit à l'information seront actées. Ils risquent d'être une farce de consultation si toute la profession ne réagit pas et laisse agir sans riposte ceux qui la dirigent.

Dominique Candille


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Les Etats généraux de la presse : Ce qu'ils en attendent...


François DeveveyPour la Fédération Nationale de la Presse Française,
François Devevey, Directeur Général : "Donner à la presse quotidienne d’information les capacités d’être à égalité avec les autres médias"


La création d’Etats généraux de la presse est une très bonne chose en soi. Il est plus que nécessaire d’envisager des solutions face à la situation actuelle que traverse la presse quotidienne d’information. Cependant, nous n’avons pas été consulté par Mme Giazzi pour la réalisation de son rapport. Par conséquent, nous ne savons pas pour le moment ce qu’il en est et ce qu’il en sera de ce rendez-vous.

De notre côté, nous aimerions que ces Etats généraux puissent lever un certain nombre de handicaps tels que la faiblesse des fonds propres et les difficultés de capitalisation. Sans oublier par ailleurs, la question des droits d’auteur, du statut des messageries, les problèmes d’accès, de diffusion de la presse aux lecteurs, ou encore la TVA sur les services en ligne.

Trois priorités à nos yeux devraient être mises en avant lors de ces Etats généraux de la presse :
- donner à la presse quotidienne d’information la capacité d’être à égalité avec les autres médias
- faciliter aux lecteurs l’accès à l’information de leur choix
- mettre en place une politique cohérente.


Propos recueillis par Tiphaine Bellambe


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